EAT-TICE : nos articles

ASCMII – Une application de vote électronique en licence libre liée aux besoins de l’école Centrale de Nantes

Afin de rendre les enseignements type amphithéâtre (que nombre d’étudiants trouvent rébarbatifs) plus vivants, l’application de vote électronique ASCMII a été développée.

Son nom vient d’un jeu de mot assez bêta entre Ask me et ASCII. Vous pouvez d’ailleurs voir le logo en ASCII-Art représentant l’hippocampe de l’ECN.

Il s’agit d’une application web open-source développée par moi-même dans le but de répondre aux besoins de mon école. Ce que cette application donne en plus par rapport à Socrative ou autres, c’est le lien direct qui est fait avec la structure de l’école : chaque élève concerné par le questionnaire (le professeur désigne un groupe d’élève lorsqu’il conçoit le questionnaire, une classe ou bien les élèves suivants tel cours par exemple) reçoit un mail contenant des liens uniques et identifiant l’élève, qui permettent d’accéder à la fiche question/réponse. On peut poser n’importe quel genre de question, on pourrait même tout simplement faire un test de présence avec cette application. La seule limite est l’imagination du professeur concevant le questionnaire.

Nous en sommes maintenant en phase finale de test et l’application vient d’être testée en TD et est sur le point de subir l’épreuve de l’amphithéâtre et ses centaines de connexions simultanées.

Les tests en TD furent concluants. Les étudiants présents se sont prêtés au jeu et ont répondu aux questions posées. Chaque étudiant avait avec lui son ordinateur (ou une tablette ou n’importe quel appareil avec un accès internet).

Si vous le désirez, vous pouvez voir une vidéo de démonstration ci-dessous :

Pour ceux qui sont intéressés, vous pouvez trouver le code source ici : https://github.com/siriusxiv/ASCMII

Retour d’expérience sur l’utilisation de mQlicker, application web de vote électronique, en cours en amphi

Afin de renforcer les interactions en cours en amphithéâtre, de plus en plus d’établissements recourent à des boîtiers de vote électronique (aussi baptisés télévoteurs, ou clickers) : chaque étudiant présent en amphi se voit prêter un boîtier, sur lequel il est régulièrement invité à répondre à des questions posées par l’enseignant. Ce dernier dispose ainsi d’une vue globale, immédiatement consultable, sur la bonne – ou mauvaise – compréhension des concepts qu’il vient de présenter. Il peut ainsi revenir sur des notions d’évidence mal comprises. Ce système, particulièrement pertinent pour gérer de grosses promotions (au-delà de 50 étudiants), vient renforcer les possibilités d’interactions entre le professeur et les élèves.

Mais ces boîtiers sont chers, et la tendance actuelle nous fait constater que de plus en plus d’élèves viennent déjà en cours avec un ordinateur, une tablette ou un smartphone. C’est la raison pour laquelle je suis attentif, depuis plusieurs mois, à l’essor des applications web de vote électronique (j’avais par exemple précédemment expérimenté Socrative, malheureusement limité à un maximum de 50 connexions simultanées).

Lors de mon cours magistral sur les problématiques légales liées aux systèmes d’information et bases de données, j’ai testé en situation l’application web de vote électronique mQlicker.

Vue générale sur l'application web par l'enseignant, avec la possibilité de définir de nouvelles questions, de visualiser en direct les résultats d'une session, etc.
Vue générale sur l’application web par l’enseignant, avec la possibilité de définir de nouvelles questions, de visualiser en direct les résultats d’une session, etc.

Pour commencer, quelques mots d’abord sur cette application :

  • elle est gratuite ;
  • elle n’impose pas de limitations a priori du nombre de participants aux sondages ;
  • elle permet le suivi des résultats en direct à mesure que les étudiants répondent aux questions qui leur sont soumises ;
  • elle est accessible via un simple navigateur web (donc utilisable avec un ordinateur quel que soit son système d’exploitation, une tablette, un smartphone, etc.) ;
  • elle est assez puissante en termes de gestion des différentes sessions de question (possibilité de questions ouvertes, questions à réponses multiples, questions avec une unique réponse attendue, etc.) ;
  • elle permet d’exporter les résultats pour une réutilisation ultérieure ;
  • par contre, l’application n’impose pas aux étudiants de s’identifier, ce qui signifie que certains pourraient biaiser les résultats en votant plusieurs fois.

Cela dit, le dernier inconvénient n’est pas majeur dans le cas d’un amphi, où l’on souhaite surtout avoir un instantané des réponses des élèves.

Accès par un étudiant à une session de questions (ici, via une tablette)
Accès par un étudiant à une session de questions (ici, via une tablette numérique iPad)

Les modalités de mon usage de l’application étaient les suivantes :

  • j’avais demandé aux élèves de venir, s’ils le pouvaient, avec un ordinateur portable, une tablette ou un smartphone pour pouvoir réagir en direct ;
  • en amont de la séance, j’avais préparé huit séries de 2/3 questions, réparties sur les deux heures de mon cours (cela correspondait sans doute à un peu trop de questions pour deux heures de cours). Celles-ci visaient surtout à contextualiser et introduire mon propos, à différents moments clefs de la séance.

En pratique :

  • les étudiants se sont bien prêtés au jeu même si tous ne disposaient pas d’un périphérique leur permettant de prendre part aux sondages ;
  • je vidéo-projetais, via mon ordinateur, les résultats obtenus à chaque question quand j’avais recueilli suffisamment de réponses. Je discutais ensuite des résultats observés. Il bien faut penser à clore la session de vote avant de commencer à discuter des résultats car, sinon, certains étudiants votent massivement pour compenser les réponses a priori fausses (ils ont un comportement très scolaire sur ce point, alors même qu’on ne cherche pas à tracer leurs résultats individuels aux différentes questions).
  • j’ai eu l’impression que ce dispositif permettait de « réveiller » certains étudiants. Quand certains commençaient à s’endormir après un monologue de 20-25 minutes de ma part, ils étaient « obligés » de redevenir actifs quand je donnais une nouvelle session de questions à l’audience.
  • les moments où les étudiants étaient invités à répondre à une session de question me permettaient de souffler et de profiter d’une ou deux minutes de répit pendant l’amphi (les cours en amphithéâtre sont bien connus pour être énergivores).

À la fin du cours, j’ai ouvert aux étudiants un sondage pour recueillir leurs impressions à chaud. Je vais maintenant tirer profit de ces réponses pour améliorer l’intégration de ce type de dispositif dans le scénario de mes cours magistraux. En tout cas, cette première expérience « grandeur nature » et le retour des élèves me confortent dans l’idée que les télévoteurs peuvent, dans certaines configurations, renforcer la motivation des étudiants à suivre un cours en amphithéâtre.

Visualisation par l'enseignant des résultats à une question ouverte
Visualisation par l’enseignant des résultats à une question ouverte

Réactivation du blog de veille technologique en TIC par les étudiants de l’option Informatique de Centrale Nantes

Je crois fermement à l’intérêt des blogs comme outils de partage et de valorisation des travaux menés par les étudiants dans le cadre de leurs différents projets. C’est pourquoi, lorsque j’ai récupéré la responsabilité des projets de veille technologique en informatique à Centrale Nantes, j’avais proposé de nouvelles modalités pédagogiques :

  • l’écriture de compte-rendus bi-mensuels sur un blog dédié. Ce blog est volontairement ouvert sur l’extérieur de manière à favoriser les interactions non seulement entre les groupes d’élèves, mais aussi avec les acteurs extérieurs (professionnels du secteur, anciens élèves, etc.). Et nous avons effectivement constaté plusieurs d’échanges de ce type grâce aux commentaires du blog. C’est ainsi que les élèves ont été amenés à discuter avec des spécialistes du sujet qu’ils traitaient, ou se sont vus indiquer de nouvelles références bibliographiques pour approfondir leur étude.
  • la rédaction d’un rapport final conçu comme un document autonome et complet, ne se contentant pas d’être la concaténation des articles de blogs ;
  • une « soutenance » de 5 minutes pour inciter les élèves à être concisprécis et efficaces.

L’objectif d’un tel projet est d’habituer les élèves-ingénieurs à bâtir une veille technologique sur un sujet scientifique, c’est-à-dire : savoir rechercher l’information, faire preuve de discernement et d’esprit critique, synthétiser et partager l’information efficacement en fonction de la cible et du médium. Le fait que le blog soit complètement ouvert force les élèves à se responsabiliser sur la nécessité d’un travail personnel d’analyse, le respect du droit d’auteur, et plus généralement les règles de base de la communication écrite sur le web. Là où nous avions, auparavant, un certain nombre de rapports « plagiés », nous avons constaté un regain d’intérêt de la part des élèves qui peuvent se servir de leur production comme un moyen d’illustrer, auprès des recruteurs, leur connaissance de tel ou tel domaine.

Le résultat des dernières années est toujours accessible en ligne, et je vous renvoie vers les articles que j’avais écrits à ce sujet en 2010 et en 2011.

Cette année, ce sont plus de 15 sujets qui vont être explorés au fil des semaines.

Un cours en ligne gratuit et ouvert à tous afin d’utiliser Internet efficacement pour apprendre : le MOOC ITyPA

Les possibilités d’Internet sont telles que, désormais, des cours complets sont proposés en ligne et gratuitement. Les MOOC (cours en ligne ouverts multi-apprenants) se multiplient.

J’attire votre attention sur le MOOC francophone baptisé « Internet, tout y est pour apprendre » (ITYPA), qui se déroulera du 4 octobre au 13 décembre 2012. Ce cours est accessible à tous gratuitement. Il ne vise pas que les enseignants et/ou chercheurs, mais concerne tous ceux qui sont amenés à utiliser Internet au quotidien, dans leur activité professionnelle ou extra-professionnelle.
Ce cours est axé autour de la question : « comment apprendre en ligne ? ».

Il balaiera un large panel de techniques, outils et méthodes pour repérer les sources d’information les plus intéressantes sur la toile, et contribuer à son tour à l’augmentation du savoir partagé dans un ou plusieurs domaines. Semaine après semaine, il abordera des thèmes tels que :

  • Comment gérer l’abondance des ressources disponibles sur Internet et s’assurer de la validité des sources ?
  • Comment gérer l’ensemble de ses ressources bibliographiques et annoter, commenter ou synthétiser ses recherches ?
  • Pourquoi intégrer ou créer une communauté en ligne pour apprendre ensemble ?
  • Comment utiliser les réseaux sociaux pour apprendre ?

Au cours de ces 10 semaines, les participants seront impliqués dans un apprentissage actif grâce à des échanges avec les animateurs et les autres inscrits. Ils seront invités à lire, commenter et publier eux-mêmes des ressources. Ainsi, à l’issue de ce cours, chacun aura été en mesure de construire son « environnement personnel d’apprentissage ».

Ce MOOC est animé par Anne-Céline Grolleau (ingénieure pédagogique à l’École Centrale de Nantes en charge du dispositif de formation inter-établissements « PedaTice« ), Jean-Marie Gilliot (enseignant-chercheur à Telecom Bretagne), Christine Vaufrey (formatrice, rédactrice en chef de Thot Cursus) et Morgan Magnin (enseignant-chercheur à l’École Centrale de Nantes, chargé de mission EAT-TICE). Le MOOC accueillera de nombreux invités, experts de leur domaine, au fil des semaines.

Pour en savoir plus, il suffit de vous rendre sur le site support de ce MOOC où vous trouverez :

Vous pouvez également consulter le message annonçant l’ouverture de ce cours sur le site Thot Cursus.

Remise de Tablets PC – Apprentis promotion 2014

Le 10 février 2012 a eu lieu la remise de Tablets PC à la promotion 2014 des élèves de la filière Centralien par Apprentissage, promotion de 9 étudiants cette année. Cette promotion suit donc les traces de celle de l’année dernière, dont une première synthèse après un an d’utilisation a déjà été présentée.

En effet, suite aux retours, aussi bien des 8 élèves de la promotion 2013 que de leurs enseignants, l’Ecole Centrale de Nantes a décidé de reconduire cette année encore l’expérience d’un groupe d’élèves défini auquel elle prêterait un Tablet PC pendant les 3 ans de leur scolarité à l’école. La principale différence avec l’ancienne promotion est le modèle de Tablet PC choisi, ainsi que le matériel.

Les Tablets PC de la promotion 2014 sont donc des HP de modèle 2760p équipés d’un processeur Intel i5-2540M cadencé à 2.6 GHz, de 4 Go de mémoire vive (RAM), d’un écran 12.1″ tactile (stylet/doigt) et d’un SSD de 128 Go. D’un point de vue logiciel, deux systèmes d’exploitation sont installés : Windows 7 et Ubuntu. La liste de logiciels préinstallés est sensiblement la même que celle de l’année précédente (http://bvialle.eu/2011/01/29/logiciels-du-cartable-electronique-de-letudiant/), à quelques changements près :

- Scilab a été remplacé par Octave sur demande des enseignants, jugeant ce dernier plus proche du logiciel payant Matlab et permettant l’import de fichiers au format Matlab (.m) (Windows et Ubuntu).

- Jarnal, jugé redondant avec Xournal, n’a pas été installé sur la distribution Ubuntu.

L’espace disque étant bien inférieur à celui de l’année dernière, du fait du passage Disque dur -> SSD, le choix a été fait d’un fractionnement amenant au même espace disque libre sur chaque partition, soit une trentaine de Go par OS.

Synthèse d’utilisation de Tablets PC en Apprentissage – Promotion 2013

Après plus d’un an de travail en alternance entre l’école et leur entreprise d’accueil, les 8 élèves – un 9ème ayant rejoint leurs rangs en octobre 2011- de la filière Centralien par Apprentissage (promotion 2013) nous ont fait leurs retours sur l’utilisation de leur Tablet PC dans leur formation, aussi bien à l’école qu’en entreprise.

Après une synthèse sur les points positifs et négatifs de cet outil pédagogique et professionnel, nous présenterons l’utilisation actuelle qu’en font ces étudiants, après une année pour s’y habituer.

Les Tablets PC sont utilisés aussi bien par les enseignants que les étudiants.

Les Tablets PC sont utilisés aussi bien par les enseignants que les étudiants.

Aspects positifs :

Un ensemble de points fait l’unanimité chez les élèves : ainsi, la prise de notes est le point positif le plus récurrent dans leurs retours. La possibilité de pouvoir écrire à la main, via le stylet, pendant un cours, ou d’annoter les slides de cours de l’enseignant en temps réel pour y ajouter des anecdotes orales ou des réponses de questions, l’aspect tactile du Tablet PC semble avoir conquis les élèves.
Un autre point apprécié est la liste de logiciels préinstallés sur les Tablets PC, et en particulier la suite Microsoft Office, dont OneNote, logiciel de prise de note, qui semble adapté à la prise de note et l’annotation de cours, ainsi qu’au partage de cours entre les apprentis.

Outre ces aspects, et le fait d’avoir un ordinateur par personne pour les cours d’Algorithmique et Programmation – permettant une plus grande activité en TP, et la possibilité de terminer ou approfondir les TP chez soi – les élèves sont satisfaits des points phares du cartable électronique : le partage de cours et notes entre élèves ou avec les enseignants et le transport permanent de l’ensemble des supports de cours et TDs sur une seule machine reste un gros avantage.

Aspects négatifs :

Néanmoins, quelques problèmes récurrents ont été rapportés par nos apprentis. Le problème principal est la désactivation du tactile (hors stylet) après sortie d’une veille ou veille prolongée. Ce problème technique issu des machines semble néanmoins avoir été corrigé sur les générations suivantes de Tablets PC, comme les 2760p distribués à la promotion 2014.

L’autre problème principal reste l’autonomie de la batterie, qui semble parfois insuffisante pour une journée entière de cours/TD. Bien que cette autonomie puisse être augmentée en désactivant le wifi en cas de non-utilisation, il est compréhensible que cette désactivation manuelle devienne vite rébarbative.

En conclusion de cette synthèse, 2 apprentis reconnaissent préférer d’autres ordinateurs ou supports pour l’école (combinaison ordinateur portable + tablette tactile, ou ordinateurs personnels plus performants mais non tactiles), 2 avouent avoir un peu de mal à basculer sur du « tout numérique » et continuent en parallèle à utiliser du papier, et 4 utilisent pleinement leur Tablet PC (le dernier apprenti n’a pas pu être interrogé sur cette utilisation, du fait de son arrivée récente dans la filière).

La mission EAT-TICE recrute un stagiaire en développement informatique pour l’application web libre MarkUs

L’application web libre MarkUs est un projet développé conjointement par l’Université de Toronto et l’École Centrale de Nantes. Elle permet aux étudiants de déposer leurs documents (rapport, code, etc.) à la fin d’un TP ou d’un projet, puis aux enseignants de venir évaluer directement en ligne ces travaux. Tout le processus de rendu des rapports et de leur évaluation passe donc par cette unique plate-forme, ce qui contribue de manière significative à l’amélioration de l’enseignement. Pour rappel, MarkUs a été primé aux Trophées des Technologies Educatives 2011.

Nous souhaitons désormais améliorer l’utilisabilité de MarkUs dans un workflow d’enseignement. Cela passe par l’amélioration de certaines fonctions existantes (gestion des groupes, généralisation du framework de test qui permettra, à terme, de tester le code des étudiants et d’afficher le résultat de la compilation aux correcteurs lors de l’évaluation/annotation du code) et la mise en oeuvre de nouvelles fonctionnalités (simplification et adaptation de la procédure d’installation, possibilité de sauvegarder en un clic l’ensemble des travaux soumis et affectés à une correcteur, etc.).

C’est pourquoi nous proposons un stage développement informatique de 4 à 6 mois, dans les locaux de l’École Centrale de Nantes, à pourvoir à partir d’avril. La description complète du stage, ainsi que les adresses de contact pour candidater, sont en ligne.

MarkUs PDF

Support de PDF: amélioration de l’algorithme de conversion

L’Université de Toronto, l’Université de Waterloo et l’Ecole Centrale de Nantes travaillent, depuis plus de deux ans, sur MarkUs, une application web destinée à simplifier la tâche de correction du code rendu par les étudiants dans le cadre de TP ou projets d’informatique.

MarkUs confère la même facilité et souplesse de correction que l’on a avec un papier et un crayon. Il permet aussi aux responsables d’enseignement et aux étudiants de former des groupes de travail, et de travailler sur des projets en utilisant un SVN par ligne de commande, ou via l’application web (qui permet d’ajouter, de remplacer ou de supprimer des fichiers très simplement).

MarkUs est un outil résolument séduisant déployé à l’Ecole Centrale de Nantes l’année dernière, dans le cadre d’une expérimentation (en MELOG, en SRETI, en ALGPR et en dSIBAD [2]).

Une présentation plus détaillée de cet outil peut être trouvée sur ce blog, dans deux articles de 2010 [1], ou directement en visitant le site du projet MarkUs (en anglais).

MarkUs dispose depuis l’été 2010 de la possibilité d’annoter les images. Pour pouvoir annoter les PDF, ils sont d’abord convertis par MarkUs en images, puis annotés comme telles. Ce processus de conversion est suffisant pour des PDF d’une ou deux pages. Passé ce nombre, le processus de conversion est très gourmand et surcharge le serveur, entraînant des lourdeurs au niveau de l’application.

De plus, aujourd’hui, les fichiers PDF sont convertis avec ImageMagick, via un appel en ligne de commande.

Nous sommes deux étudiants de troisième année de l’Ecole Centrale de Nantes et, dans le cadre du projet d’application 2012, en option informatique, nous nous donnons pour but d’améliorer cette fonctionnalité, pour pouvoir dépasser ces limites. En dehors de l’aspect pédagogique, ce projet vise à ajouter ainsi une pierre à l’édifice MarkUs. Nous sommes encadrés, pour la partie académique, par Guillaume Moreau et Morgan Magnin; et, pour la partie technique, par Nelle Varoquaux et Benjamin Vialle.

N’hésitez pas à laisser des commentaires pour plus d’informations!

Nicolas Bouillon & Camille Guérin

Liens utiles

[1] http://eat-tice.ec-nantes.fr/index.php/2010/10/04/markus-documentation-pour-letudiant/

et http://eat-tice.ec-nantes.fr/index.php/2010/05/09/mise-en-oeuvre-de-markus-pour-simplifier-et-ameliorer-la-correction-des-devoirs-en-informatique/

[2] respectivement, cours de Méthodes Logicielles, cours de Systèmes, Réseaux et Technologies de l’Information, cours d’Algorithmique et Programmation, et enfin cours de Systèmes d’Information et Bases de Données;

plus d’information : https://pedagogie.ec-nantes.fr/

Émission radio My Web Generation sur la pédagogie numérique

My Web Generation est une émission radio dédiée aux sciences et technologies de l’information et de la communication, et à leur impact dans la société. Elle est diffusée chaque jeudi sur PRUN’ (92 FM à Nantes, ou accessible en ligne). J’ai eu le plaisir d’être invité à l’émission du 26 janvier 2012, sur le thème « la pédagogie numérique et les nouveaux outils d’apprentissage », animée par Mathieu le Gac et Simon Robic. Je partageais le plateau avec Christian Colin, responsable du Centre d’Appui aux Pratiques d’Enseignement (CAPE) de l’École des Mines de Nantes.

Quelques jours avant, Apple venait de faire des annonces fortes en direction du secteur de l’enseignement : d’une part, le lancement d’une application dédiée iTunesU pour mieux mettre en valeur les programmes éducatifs, d’autre part la sortie de iBooks Author pour la création – entre autres – de manuels interactifs pour iPad. L’actualité fournissait ainsi une belle matière à débat : Apple s’apprête-t-il à remporter le marché de l’éducation ? Que va modifier l’arrivée des tablettes numériques dans les salles de cours ? Comment les dispositifs pédagogiques vont-ils intégrer ces nouveaux matériels ?

Autant de questions qui furent au coeur de l’échange et que vous pouvez désormais écouter ci-dessous.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Réduire des adresses web (URL) trop longues

Un grand nombre d’entre nous s’est déjà retrouvé, un jour, à copier/coller dans un mail une URL d’une longueur (en apparence) interminable Le nombre de caractères dans une adresse web a explosé ces dernières années, ce qui n’est pas sans poser problème quand on souhaite partager un article lu sur le web. Heureusement, un certain nombre de services – appelés « raccourcisseurs » (ou « réducteurs ») d’URL – permettent de pallier ce souci.

Les URL à rallonge nuisent fortement à la lisibilité de courriels ou de rapports. Il est ainsi dissuasif de copier/coller, dans le corps d’un message électronique, des adresses telles que celle de cet article sur Blaise Pascal : http://www.liberation.fr/sciences/01012289940-une-note-de-geometrie-de-blaise-pascal-decouverte-a-clermont-ferrand. Ou d’insérer, dans la signature de ses mails, http://www.ec-nantes.fr/version-francaise/pratique/contacts/m-magnin-morgan-58115.kjsp?RH=ECN-FR

Pourtant, que ce soit sur les sites institutionnels ou les grands médias, ces longues adresses sont désormais techniquement indispensables pour distinguer des pages de plus en plus nombreuses. Si on ne peut pas agir directement sur la structure de l’URL originelle, il est toutefois possible d’utiliser des services offrant des redirections vers les pages qui nous intéressent. Autrement dit, ces sites vous proposent de d’offrir un alias court à n’importe quel page sur le web. Notons que ces services ont connu le succès sous l’impulsion notamment de Twitter, un site qui impose de déposer des messages composés de 140 caractères (!) au maximum.

Le site bit.ly offre en plus des statistiques permettant de voir combien de personnes ont cliqué sur le lien réduit que l'on a généré

Le site bit.ly offre en plus des statistiques permettant de voir combien de personnes ont cliqué sur le lien réduit que l'on a généré

Un exemple sur l’une des pages sus-citées : l’adresse http://bit.ly/cpd4aB réduit en 20 caractères une URL qui en faisait initialement 114. Mais, en même temps, vous découvrez une des limites de quelques-uns de ces services : il n’est plus possible de savoir vers quoi ce lien pointe juste en jetant un coup d’œil à l’adresse. Un bémol souvent aisément contournable. Il suffit par exemple d’ouvrir un compte (gratuit) sur http://bit.ly pour personnaliser l’URL courte que l’on souhaite mettre en œuvre. C’est ainsi que j’ai pu créer l’adresse http://bit.ly/libe-blaise-pascal, qui est tout de suite beaucoup plus compréhensible (i.e. : un article de Libération sur Blaise Pascal).

Les services du même genre se multiplient. Il en va ainsi de http://tinyurl.com (que j’ai utilisé pour faire référence à ma page professionnelle : http://tinyurl.com/magnin-ecn). Twitter a récemment lancé son propre service de réduction, t.co.

Il est très facile de personnaliser la réduction de l'adresse, que ce soit avec tinyurl.com ou bit.ly

Il est très facile de personnaliser la réduction de l'adresse, que ce soit avec tinyurl.com ou bit.ly

Le principal inconvénient de ces services réside dans l’externalisation de ces URL. Ainsi, on peut légitimement supposer que l’École Centrale de Nantes, en tant qu’organisme pérenne, maintiendra ses URL pendant plusieurs décennies. Est-ce que http://tinyurl.com, lui, existera encore dans 5 ans ? Difficile à garantir. De plus, rien n’assure que ce genre de site préservera « à vie » l’intégrité de ces redirections.

De fait, il vaut mieux les utiliser dans des cadres de communication à court et moyen terme, tels que des courriels, des rapports à durée de vie réduite (un ou deux ans), des articles de presse. Dans ces domaines, ils sont particulièrement utiles et efficaces et je vous recommande donc de tester http://bit.ly et http://tinyurl.com !

Les réductions d'URL sont particulièrement utiles pour les courriels ou les articles de presse. En témoigne l'utilisation abondante des liens en tinyurl.com que font les journalistes des Inrockuptibles.

Les réductions d'URL sont particulièrement utiles pour les courriels ou les articles de presse. En témoigne l'utilisation abondante des liens en tinyurl.com par les journalistes des Inrockuptibles dans leurs papiers.

Je terminerai cet article par un paragraphe plus spécifiquement dédié aux concepteurs de sites web :

Il ne faut pas négliger l’impact potentiel des réducteurs d’URL sur le référencement de pages web. Autrement dit, insérer une URL réduite au sein d’une page web A pour faire un lien vers une page B aura parfois moins d’impact qu’insérer l’URL complète de B au sein de la page A. Plusieurs services utilisent des redirections permanentes 301, donc ont un impact négatif mineur sur ce qu’on appelle le référencement naturel. Je vous invite d’ailleurs, sur le sujet, à consulter ce tableau des « bons » et des « moins bons » raccourcisseurs d’URL.
Cela dit, dans l’URL raccourcie, il n’y a pas de mots clefs. Il en résulte, nécessairement, une légère perte de la qualité de référencement. Ce n’est pas un hasard si les médias généraux (Le Monde, Rue89, etc.) mettent en place leur propre service de raccourcissement.

Il est désormais aisé d’installer son propre réducteur d’URL sur son serveur, avec des programmes PHP tel que YOURLS. Il s’agit de la meilleure solution pour profiter à la fois d’adresses courtes, pérennes et respectueuses du référencement naturel.

YOURLS, une fois installé sur son serveur personnel, offre toutes les fonctionnalités d'un réducteur d'URL. La fiabilité et la pérennité des adresses en plus !

YOURLS, une fois installé sur son serveur personnel, offre toutes les fonctionnalités d'un réducteur d'URL. La fiabilité et la pérennité des adresses en plus !

Page 1 sur 712345Dernière page »